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Lutter contre le développement de l’antibiorésistance constitue une priorité nationale qui impose notamment une rationalisation de l’usage des antibiotiques. Le plan Eco antibio 2017 du ministère de l’agriculture fixe d’ailleurs un objectif de réduction de 25% de l’utilisation des antibiotiques vétérinaires d’ici 2017. Parmi les solutions possibles, deux voix majeures peuvent permettre d’y parvenir : le renforcement des mesures de prophylaxie sanitaire et zootechnique pour réduire l’incidence des pathologies et la rationalisation de l’usage des antibiotiques. Les expériences passées conduites dans des filières intégrées (volailles, lapins, etc …) montrent qu’infléchir la consommation des antibiotiques nécessite la mobilisation de l’ensemble des acteurs. Cette mobilisation globale est plus complexe dans des filières non intégrées comme la filière bovine française (hors secteur veaux de boucherie) où plusieurs conseillers ou prescripteurs indépendants les uns des autres interviennent en élevage ou dans la formation continue des éleveurs qui eux-mêmes sont relativement autonomes dans les choix techniques.

Objectifs

Face à ce constat, il semble important d’identifier précisément les facteurs de réussite du changement et de développer des outils permettant de sensibiliser, former et inciter chacun des acteurs de la filière bovine à des pratiques plus raisonnées. Pour ce faire, 3 actions sont prévues :

  • L’étude des modalités d’accompagnement et de gouvernance mises en œuvre dans les filières et/ou pays ayant fortement réduit la consommation d’antibiotiques,
  • L’étude des déterminants ayant amené certains éleveurs et intervenants en élevage à raisonner autrement le recours aux antibiotiques ainsi que les freins au changement rencontrés,
  • L’élaboration et le test d’outils innovants pour la sensibilisation, la formation et l’accompagnement des acteurs clés (éleveurs, vétérinaires, secteur de l’approvisionnement, intervenants en élevage – organismes techniques/laiterie, élèves et enseignants). Cette dernière action, qui constitue le cœur du projet, sera construite autour d’une maladie fil rouge. Il s’agit des mammites, utilisées comme objet d’étude du fait de leur fort impact en termes de consommation d’antibiotiques dans les élevages bovins laitiers et parce qu’elles représentent 1/3 de l’impact économique des trouble de santé.

Responsable du projet
Pilote du projet : Brigitte Frappat, Institut de l’Elevage
Responsable du projet de l’équipe URSE : Justine Defois

Type de projet et/ou de financement : Fonds issus du CASDAR (2015-2018) – Ministère de l’Agriculture

Autres partenaires : Pilotes de l’étude : Idèle, AgroSup Dijon, Oniris, ESA Angers, INRA Ivry
avec l’appui des GDS, GTV, Contrôle laitier en Bretagne, Normandie et Bourgogne